09/02/2010

Le credo de l'artiste

 

soulier de verre 79x64.jpg


J’ai choisi d’être artiste par goût de l’invention. La peinture s’est très tôt imposée à moi. Quand je suis entré aux Beaux-arts de Paris, au tout début des années 70, tant de choses avaient été dites par les peintres que trouver de nouvelles pistes ou des concepts inédits semblait une gageure. Je n’ai eu de

cesse  durant toute ma vie de tenter de relever le défi et j’y suis parvenu ».

 

Cette profession de foi de Georges Koutsandréou devrait être le credo de tout créateur dans n’importe quelle discipline artistique. Nous en sommes malheureusement très loin à une époque où des générations entières d’artistes ont été formées avec le principe selon lequel dans l’art, il n’y aurait plus rien à inventer et qu’il ne pouvait donc pas y avoir de progrès.

Pendant longtemps, il a été asséné aux étudiants des Beaux-arts, que la peinture était morte. Pour les plus récalcitrants, il a été ajouté que c’était la fin de l’histoire. Progressivement ces théories fumeuses sont devenues de moins en moins crédibles parce que la peinture a résisté envers et contre tout. Pourtant, l’éclatement des points de repères fait que bien des gens ne savent plus qui fait quoi dans l’art ni pourquoi.

Peu de gens mesurent les implications politiques, sociétales philosophiques et esthétiques de tels préceptes. S’il était totalement suivi, cet interdit d’inventer frappant en plein cœur de la création artistique serait un arrêt de mort de la civilisation. Lorsqu’il n’y plus de progrès, vient le temps des régressions avec pour risque, le retour de la barbarie Si la fin de l’histoire devenait une réalité c’est qu’elle serait orchestrée par les idéologues de l’art et peut-être pas uniquement ceux de l'art. Mais qui sont-ils ?



couverture pour blogs.jpgExtrait du livre Conjonction dans la peinture de

Georges Koutsandréou et Martina Charbonnel.

Disponible en PDF (10€).

Il est possible de commander ce livre en PDF pour 10 € sur  artactif en n'oubliant pas de nous envoyer un mail par la messagerie de ce site ( à gauche de la page d'accueil) pour nous communiquer l'email auquel nous vous ferons parvenir le PDF après qu'artactif nous ait informés de vos commande et règlement.

 

Photo : G Koutsandréou 2009"Soulier de verre "79x64 peinture reflet de lumière


 

02/12/2009

Toujours censurée

cc38 46x52.jpg
Ça faisait plus de 3 ans que je n’avais plus tenté d’écrire  quoique ce soit sur le site de paris-art.com. Nous avions  pourtant tenté  de  poser  une annonce gratuite il ya deux ans pour annoncer la participation de G Koutsandréou à un salon parisien mais l’anonce avait été  purement et simplement censurée

Vu que Paris art.com expérimente une nouvelle formule, je me suis risquée à réagir à un edito d’André Rouillé. Je n’en suis plus au bras de fer avec les institutions et  avec ceux qui nous chantent les louanges d’un art contemporain.Sur ce plan là, chacun sait à quoi s’en tenir.
Cet éditorial  dénonçait une certaine conception du marché de l’art et surtout l’analyse qui en était faite par une journaliste  plus imprégnée d’idéologie libérale que  de culture artistique.
Je ne désapprouvais pas cet edito mais j’avais envie d’y apporter mon point de vue puisque désormais il est possible de réagir directement en ligne ( la censure intervient après). Bien entedfu il n’y avait aucune  possibilité de mettre un l’URL  avecc son blog il ne faudrait pas que les pauvres artistes  déjà si malmenés par la société et le monde de l’art ne profitent de ces editos pour offrir une possibilité  aux lecteurs de cliquer sur leur site. Je me suis disciplinée et n’ai pas mis un mot sur notre mouvement et suis restée strictement dans le sujet.

En y revenant plus tard, j’ai découvert que mon comentaire avait disparu  mais pour me consoler j’ai contaté que d’autres avaient aussi été enlevés.
Si quelqu’un qui aura pris la peine de lire l’edito d’André Rouillé pouvait me dire en quoi mon commentaire méritait d’être censuré,  j’y verrais un peu plus clair.
"Sans vouloir verser dans la nostalgie, je me souviens  d’ un temps pas si lointain où l’on parlait d’amateurs d’art ou de collectionneurs ce qui supposait chez ces  personnes une  envie de comprendre la   langue étrangère  de l’art et une capacité à  nouer   un lien affectif et parfois spirituel  avec les oeuvres. Ceci ne contredisait pas  pour autant la logique du marché de l’art bien au contraire. Les découvreurs d’artistes   étaient parfois largement récompensés.

Aujourd’hui ils sont de plus en plus souvent remplacés  par  des investisseurs. La demande d’un investisseur n’est sans doute pas la même que celle d’un amateur d’art. Pour cette  clientèle, il  n’est nul besoin de se prendre la tête avec des concepts. Il faut que ça rapporte vite et bien.
Où est la place de l’artiste dans  cet engrenage ? En quoi est-il encore concerné ?
Un jour  quelqu’un qu’un m’a demandé pourquoi je ne parlais pas de ma peinture de façon plus humaine. J’ai répondu que ce  n’était ni un singe ni un robot qui avait peint mes toiles. Il me semble  que  la conceptualisation de l’art est aussi une des caractéristiques de la pensée humaine.

Si les acheteurs sont libres d’acheter ce qui les amuse, les artistes ont encore la liberté de créer loin de ces préoccupations mercantiles. Mais c’est peut-être précisément l’indépendance d’esprit  et la résistance  de l’artiste  au fait que sa création peut déplaire  qui  dérangent des  gens comme Christine Kerdellant. Sinon  on se demande bien ce que ça peut faire aux investisseurs  que les artistes français ne s’exportent pas bien à l’étranger. Ils s’amusent  plus en achetant chinois  et bien qu’ils achètent chinois et qu’ils laissent les artistes français continuer de tracer des voies inédites dans l’art
  ! "
J’étais même de bonne composition puisque j’avais laissé de côté ma conclusion de peur qu’elle ne soit pas du gôut de l’auteur de l’artiste.
« L’excellence artistique  existe en France mais à tous les niveaux,  des gens essaient de torpiller les artistes qui risqueraient  de faire de  l’ombre  à ceux qui se partagent les faveurs du marché. »
Quand des gens qui ont une telle assise institutionnelle se permettent ainsi de tout censurer, c’est que ce qu’ils défendent est décidément bien fragile Si André Rouillé tombait un  jour sur cette note, j’aimerais qu’il sache que je n’ai désormais plus envie de trouver sa newsletter dans ma BAL puisque son  site musèle toute participation de ma part.
Peinture :  Martina Charbonnel 2009 "cible concentrique 38 "46x52  acrylique sur toile

12/11/2009

le livre " CONJONCTION DANS LA PEINTURE"en pdf

couverture du livre pour les blogs.jpg

Nous l'avions annoncé : le livre du mouvement Conjonction est prêt. Il est  uniquement disponible en PDF pour le moment.

Ce livre de 144 pages reprend l'histoire des débuts de ce mouvement   créé par Georges Koutsandréou et Martina Charbonnel à partir de la déclaration de la figuration supra-naïve en décembre 2005.

 

Ça fait  cinq ans déjà que ce mouvement qui a connu des évolutions importantes  est censuré par les instances artistiques pour des raisons analysées dans ce livre.

Conjonction dans la peinture interroge l'histoire de la peinture moderne et contemporaine à travers les mouvements qui l'ont marquée et les différentes lignées  qui parfois s'entremêlent et explique pourquoi et comment Conjonction s'inscrit dans la suite de l'histoire.

 

La notion de passage est expliquée à l'aide de schémas. Il démontre pourquoi le postulat de Barnett Newman sur la déclaration de l'espace ouvrait la possibilité  d'autres développements conceptuels ultérieurs notamment dans la figuration.

 

Au delà des explications conceptuelles parfois un peu sèches,  ce livre   montre comment ce mouvement existe depuis ses origines grâce aux confrontations les  anciens forums  d'art  press ou du Palais de Tokyo, débats parfois violents avec des personnes représentant le discours institutionnel mais aussi discussions amicales et coopératives sur le blog des auteurs de ce mouvement , démontrant que non seulement ces concepts sont compréhensibles pour les personnes de bonne volonté mais  que la réflexion peut aussi  s'enrichir des échanges mutuels.

 

 Pour finir  le livre revient sur les deux principales idéologies qui verrouillent l'histoire de l'art  en insistant sur la nécessité de l'innovation artistique   notamment  dans la peinture dont l'histoire a été sacrifiée. Inventer est le devoir de tout créateur  pour que l'humanité ne  succombe pas aux régressions en tous genres.

 

Ce livre est indispensable à qui veut comprendre  pourquoi et comment il est aussi important de poursuivre l'histoire de la peinture.

 

Il est possible de commander   ce livre en   PDF   pour 10 € sur artactif en n'oubliant pas  de nous envoyer un mail  par  la messagerie de ce site ( à gauche de la page d'accueil) pour nous communiquer l'email  auquel nous vous ferons parvenir le PDF après qu'artactif nous ait informés de vos commande et règlement.

 

 

 

22/10/2009

Ils n'ont rien compris à barnett Newman

Adam 1951-2 oil on canvas 2429x2029.jpg

 

L'écriture du livre sur Conjonction touche à sa fin mais pour le boucler nous avions besoin de retrouver les références exactes du livre où nous avions trouvé fameuse citation de Barnett Newman." Je déclare l'espace sans le diviser ".

C'était en 2005 à la bibliothèque de Mériadeck dans la section des livres à consulter sur place. Nous sortions du débat houleux sur le forum d'art press dans lequel Georges Koutsandréou venait d'expliquer à des intervenants ( pourtant qualifiés) semblant tomber des nues que les zips de Barnett Newman étaient volumiques .

 

Juste après, nous avons voulu voir ce qui s'écrivait sur Newman et nous avons eu la chance de découvrir une série de plusieurs gros volumes sur les peintres minimalistes américains.

C'est là que nous sommes tombés sur cette phrase qui confirmait toutes nos explications sur la peinture de Barnett Newman.

Dans l'enthousiasme, nous n'avions pas pris la peine de regarder le nom de l'auteur ni le titre exact où je me souvenais surtout qu'il était question de peinture entre 1950 et 1970.


Il s'agissait en fait de " la Nouvelle abstraction américaine de 1950 à 1970 " de Claudine Humblet en trois volumes son titre reprenant le nom d'une exposition consacrée à ces peintres en 1963 à New York.

La bibliothèque de Mériadeck ayant été en travaux pour plusieurs mois, c'est avec impatience que nous attendions sa réouverture pour retrouver ces livres.

Hélas , nous ne les avons pas revu. Ne sachant pas encore que j'en retrouverais les références sur Internet, nous avons feuilleté les autres livre s sur la peinture américaine notamment celui de Georges Boudaille et Patrick Javaud.

Ce que nous avons lu sur Barnett Newman nous a laissés sans voix :

" A partir de 1950 et jusqu'à la fin de sa vie, il se limitera à une seule image, une bande ou des bandes généralement verticales mais parfois horizontales divisant un vaste champ coloré. Il ne s'agit pas de géométrie : son ambition est de travailler tout l'espace. Ces bandes minces qu'il nommera par la suite zips divisent la toile ou en soulignent les bords. Elles créent une effraction dans la sérénité du fond et un caractère dramatique. "

Voila ce qui s'appelle ne rien comprendre. Les auteurs  tombent dans le panneau pour expliquer qu'il divisent la toile ce qui est absolument le contraire de ce que prétendait Barnett Newman.


Ils ont bien compris qu'il parlait d'espace mais ils se contentent de ne considérer que la surface de la toile et non son environnement. A aucun moment il ne disent que les zips sont volumiques .


Si tout les livres que l'on met entre les mains des étudiants des beaux arts sont aussi à côté de la plaque autant fermer tout de suite les écoles des Beaux-arts. Il faudrait un peu stopper le révisionnisme !

Alors bien sûr,  certains se demanderont pourquoi nous aurions plus raison que des historiens ayant probablement un doctorat en histoire de l'art. Parce qu'en méditant dans l'état d'esprit de l'artiste et non à partir de la soupe proposée pour faire éclater les repères, tout devient  plus clair.

Heureusement, nous n'avons pas perdu notre temps sur les blogs car  le peintre Marc Larivière avec lequel nous avons beaucoup échangé sur le blog " l'art franchi" (et qui a l'avantage de maîtriser totalement la langue anglaise qu'il a enseignée) est allé faire des recherches parce que cette histoire de " déclaration "de l'espace l'intriguait.

Il a découvert qu'en décembre 2007 une expoition"Modern Art Museum of Fort Worth" (www.themodern.org) s'appelait précisément Declaring space

Voici ce qu'il nous a rapporté des propos de Barnett Newman sur ce site :

" Je ne manipule pas l'espace " écrivait-il en 1948 "je le "déclare" ( i e: je le fais connaître comme je le perçois...) et c'est ce qui donne de la plénitude à mes peintures... Depuis l'enfance l'espace m'est toujours apparu comme un dôme... Pour moi, l'espace est là où je peux sentir les quatre horizons, pas seulement l'horizon devant moi et derrière moi, car ainsi l'expérience de l'espace n'existe qu'en volume ".


Ce qui donne en anglais :

"I don't manipulate space", Newman wrote in 1948. I declare it. It is by my declaration that my paintings become full....Since childhood I have always been aware of space as a space-dome. I remember years ago shocking my friends by saying I would prefer going to Churchill, Canada, to walk the tundra than go to Paris. For me, space is where I can feel all four horizons, not just the horizon in front of me and in back of me because then the experience of space exists only as volume. ".


Il s'agit donc bien de zips en volume. Dans le livre sur le mouvement Conjonction, nous revenons longuement sur l'importance de cette néo-reconnaissance de la déclaration de l'espace par les institutions américaines sur la suite de l'histoire de la peinture.L'Histoire continue en laissant de côté ceux qui ne veulent pas en entendre parler.

 

On leur laisse les "Evento " que dans le journal  municipal Didier Arnaudet ( correspondant d'art press) avait la lucidité d'expliquer   que ça n'avait pas sa place dans l'histoire. Sauf qu'il en faisait un atout....


Affaire à suivre, pas Evento, c'est tout vu  bien sûr mais le mouvement " Conjonction".



Pioto : Barnett Newman 1951/Adam huile sur toile



06/10/2009

Faire sobre

cible concentrique 33 100x100.jpg

Pendant deux semaines, nous allons faire sobre Nous n’avons pas prévu de nous passer les nerfs pas m’acharner sur  la politique culturelle locale qui fait pschitt…

Ce que nous pourrions en dire est dans la logique de tout ce que nous avons écrit sur l’art contemporain. Depuis bientôt cinq ans.

Aussi continuons-nous notre petit bonhomme de chemin, en direction des amateurs d’art. Nous allons plutôt travailler à la mise en ligne des albums de nos œuvres.

30/09/2009

Evzone

evzone 65x54.jpg



Peinture reflet de lumière selon les concepts du mouvement "Conjonction".le petit pantin tiré par une ficelle par le personnage éclair est un evzone, ( tenue traditionnelle grecque).

La bonne nouvelle de cette formule de blog , c'est que l'on peut y mettre les albums photos, ce que nous derons prochainenent

Georges Koutsandréou 2009 Evzone 65x54 peinture reflet de lumière